Les problèmes de peau chez le cheval.

Les problèmes de peau chez le cheval sont variés. De nombreux gardiens d’équidés connaissent bien la dermatophilose et gale de boue, déclenchées par l’humidité. Depuis quelques années, on redoute chaque été la dermite estivale récidivante, déclenchée par des insectes. On peut citer aussi la photosensibilisation, et les coups de soleil. Sans oublier les réactions aux insectes comme les tiques et les mouches, entre autres. En effet, aucune saison n’est épargnée lorsqu’on aborde les soucis de peau chez les équidés.

La peau et le Gros Intestin, un lien étroit

En énergétique chinoise, le peau et le gros intestin font partie de la même « loge ».
Ils sont en lien avec l’élément du Métal.

Et en termes simples , ça donne quoi ?

-Si le Métal était un trait de caractère, il serait la loyauté, et la capacité à trancher. Il pose des limites claires : barrière intestinale (flore symbiote), barrière contre les agressions externes (immunité), er barrière entre le corps et l’extérieur (la peau).
-Si le Métal était une émotion, il serait la tristesse, la perte, la séparation, le deuil.
-S’il était un traumatisme, il serait le repli et la résignation.
-Si le Métal était un déséquilibre, il serait du à la soumission, à la violence, au rejet, à la perte d’un être cher et à la trahison.
-Si le Métal avait une expression corporelle, il serait une immunité faible, des problèmes de peau et une tendance à l’isolement.

La peau : une lanceuse d’alerte

Là où la joie s’éteint, la résignation s’installe. Et c’est le corps qui finit par dire, lui. Les antérieurs, parcourus par les méridiens Métal et Feu, se resserrent. La poitrine se contracte, la respiration se raccourcit.
L’énergie du Métal s’affaiblit, et les barrières deviennent poreuses.
Des problèmes de peau chez le cheval apparaissent, après une perte, un deuil. On constate des pellicules, un poil collant, une réticence au contact (isolement).
Dans certains cas, le Feu se rebelle, il voudrait se rallumer. La dermite brûle alors et démange en été, comme un cri visible d’une envie de revenir à la vie.
En hiver, avec les chevaux type « Terre », ceux qui ont une tendance à être plus placides, la manifestation est plus froide en apparence : engorgement et gale de boue. Le mouvement ralentit, les liquides stagnent, la peau exprime.
La dermatophilose peut s’installer sur un terrain qui manque de défenses.

Les problèmes de peau : pas que !

Les problèmes de peau du cheval, comme la dermite et de la gale de boue, nous alertent sur un état interne.
1. Les émotions : dans la vie d’un cheval, de multiples traumatismes s’accumulent parfois. Le cheval type Métal (qui est loyal et a des attachements exclusifs) est très affecté par la trahison. Le cheval type Bois souffre qu’on l’entrave dans sa liberté de mouvement (enrênements, gogue*, enfermement). * Le Bois est lié à la vue, forcer un cheval Bois à travailler sans pouvoir regarder devant lui en lui faisant baisser la tête est extrêmement dommageable.
2. La dysbiose intestinale : la flore intestinale joue un rôle crucial dans l’immunité et le mental (l’intestin est dit « le deuxième cerveau »). Ce qui l’affecte : le stress, une alimentation inadapté et un manque de mouvement (limitant le péristaltisme intestinal, autrement dit le mouvement du gros intestin nécessaire à la bonne évacuation des solides).
3.D’autres dysfonctions du métabolisme : l’organisme déborde. C’est la peau, dernier émonctoire, qui essaie d’évacuer les toxines.

Mais alors que faire ?

Les problèmes de peau amènent à une prise en charge globale. C’est-à-dire, à la fois interne, externe, mais aussi émotionnelle.
Au travers de la nutrition : une ration équilibrée, des plantes spécifiques (il existent dans le commerce de très bons mélanges adaptés), des anti-oxydants.
Avec les soins externes : des produits de qualité à appliquer, de préférence de composition naturelle, sans allergènes (savon d’Alep, produits formulés dans le respect de la peau et de l’environnement).
À l’aide de la gémothérapie (bourgeons de plantes), des huiles essentielles et de la phytothérapie : immunité, anti-oxydants, soutien du foie, des reins.
Grâce au shiatsu équin pour les émotions, la décontraction et l’énergie défensive.

Et aussi au quotidien, beaucoup d’amour et de soutien pour la partie de l’expression de soi*, si vous sentez votre cheval éteint ou résigné.

*Le Métal étant lié à l’odorat, les exercices de recherche olfactive peuvent grandement aider, ainsi qu’un accompagnement au travail respectueux de ses limites et de ses émotions.

Lire aussi : https://sohorseandbalance.fr/bien-dans-sa-peau-la-peau-du-cheval-et-le-shiatsu/

Cicatrice de castration chez le cheval.

Shiatsu équin

La castration, un acte tout sauf anodin.

Si la castration est quasi inévitable pour nos chevaux, elle n’en est pas pour autant anodine. En effet, la pratique généralisée est récente, et il est important de la mettre en perspective, afin de ne pas passer à côté de conséquences importantes, et d’accompagner au mieux nos compagnons.

Car, en stérilisant définitivement, on ampute un animal d’une partie de lui-même. En effet, la stérilisation définitive est une opération chirurgicale destinée à enlever les ovaires dans le cas des femelles et les testicules dans le cas des mâles.
Cela perturbe de ce fait l’équilibre hormonal. Or ces hormones ont une fonction biologique (reproduction), et participent au développement musculaire et osseux. Elles jouent aussi un rôle dans l’immunité. Enfin, ces hormones déterminent des comportements spécifiques qui ont un rôle dans l’organisation du groupe.

En castrant, certes on supprime les comportements sexuels et agressifs, mais on prive également l’animal de son rôle social. Si les conséquences de la castration sont moindres chez le chien et le chat, très proches de l’humain et vivant peu en groupe, il n’en est pas de même chez le cheval. En effet, pour lui la structure du troupeau est une composante essentielle du bien-être.(1)

Les hormones jouent un grand rôle dans la croissance et dans le développement musculaire, notamment chez les mâles. La castration peut entraîner des altérations de grandes fonctions. Des problèmes locomoteurs, notamment de l’arrière-main peuvent apparaître. La testostérone permet la montée de l’énergie Yang, qui est l’énergie défensive. Enfin, la circulation du Qi est perturbée dans les méridiens concernés par la cicatrice.

Une conséquence physiologique : les adhérences

La castration définitive est une ablation des testicules.(2) C’est un acte chirurgical, considéré comme bénin, mais qui doit être strictement surveillé. Il entraîne notamment la formation d’une cicatrice. Cette cicatrice sera plus ou moins belle, et peut rester sensible et douloureuse au toucher. Mais cependant, même lorsque la cicatrisation est « parfaite  » en apparence, elle peut cacher des conséquences tissulaires internes, les fameuses adhérences.

1. Qu’est-ce qu’une adhérence ?

Les testicules sont enveloppés d’une enveloppe faite de fascias.(3)
Ces fascias constituent également le cordon spermatique. Celui-ci se retrouve avec les organes génitaux et urinaires, et vient s’attacher sur le plancher lombaire, dont le point central est la troisième lombaire.
Les adhérences, ce sont les fascias qui se sont repliés sur eux-mêmes après avoir été coupés lors de l’ablation des testicules. On peut imaginer un film étirable qui se replie sur lui-même, formant un amas impossible à redéplier. Parfois, cet « amas » s’attache ailleurs, créant un point fixe. Cela génère une gêne, voire de la douleur, notamment lors du mouvement, ce qui peut limiter l’animal dans sa locomotion .(4)

2. Comment prévenir l’adhérence ?

L’ostéopathe animalier est le plus à même d’intervenir sur les fascias. Cependant, plus les tissus seront souples au moment de l’opération, moins les risques d’adhérences seront importants.
Le shiatsu équin et l’ostéopathie présentent une association de techniques qui préparent les tissus en surface et en profondeur avant l’opération (irrigation par le Qi, décontraction physique et mentale, élasticité des tissus, tenségrité des structures).
Une fois la castration effectuée, l’idéal est de faire intervenir l’ostéopathe le plus rapidement possible, à condition que ce dernier ait recours à des techniques douces (fascias, tissulaires, motilité, etc.) car la zone reste à risque dans les jours suivants l’intervention et des techniques structurelles trop invasives pourraient relancer les saignements. Une intervention simultanée de concert avec le vétérinaire pratiquant serait l’option optimale, si celui-ci est ouvert à la pratique, et sensible aux éventuelles conséquences de la castration.

3. Agir sur les adhérences déjà installées.

L’ostéopathe va travailler à débloquer les lombaires et mobiliser les fascias au niveau de la cicatrice.
Intervenir sur la mémoire de la castration par le biais de techniques dites de motilité peut aussi contribuer à soulager l’animal, notamment parce que des douleurs de type fantômes peuvent subsister. Il ou elle peut référer au vétérinaire pour évaluer la pertinence d’une opération, en fonction du degré de gravité.
En effet, il peut être indispensable pour le confort du cheval de réopérer afin de libérer les adhérences. Cependant, c’est coûteux, et nécessite une anesthésie générale. L’opération est en général réservée aux chevaux de sport dont la cicatrice entrave sérieusement les performances.

Séance d’ostéopathie équine, avec Charlotte Mazzoni.

Une conséquence énergétique : la perturbation du Qi.

L’ablation des testicules et la cicatrice de castration provoquent une modification sur le trajet de certains méridiens, perturbant de ce fait la circulation énergétique. L’impact est double, voire triple. En effet, certains méridiens seront sollicités pour maintenir l’homéostasie lors de l’opération. Et ensuite avec la gestion de la douleur. Les méridiens impliqués dans la gestion de la sphère reproductrice seront également impactés. Enfin les méridiens passant par la zone de cicatrisation et les testicules verront leur intégrité perturbée.

1. L’énergie du Rein, et Qi prénatal.

Lors de la castration, les méridiens passant par la zone des adhérences sont ceux de l’arrière-main. Le méridien du Rein est concerné. Ce méridien est en charge de la gestion du Qi prénatal. Or, ce Qi est l’énergie que l’on a à la naissance, et qui détermine la longévité. On ne peut en augmenter la quantité, mais on peut la préserver au maximum. Il existe plusieurs types d’énergie dans l’énergétique chinoise, qui est un système complexe.
Cette énergie du Rein est affectée par l’épuisement, les chocs émotionnels (cheveux blancs chez l’humain), la dilapidation de l’énergie sexuelle (étalon reproducteur), la peur, le vieillissement (elle diminue naturellement avec l’âge). Lorsque la circulation de cette énergie est perturbée cela peut créer un amoindrissement du développement osseux, et un manque de courage.

2. Le méridien du Foie.

Le méridien du Foie possède une branche collatérale, qui s’enroule autour des organes génitaux. Il est donc affecté directement par l’ablation des testicules.
Le trajet du méridien principal passe par l’intérieur des cuisse. Il subit donc la tension excessive des fascias. L’énergie du Foie est le Bois, est la conséquence d’une perturbation est une faiblesse du développement musculaire. C’est la testostérone, liée à l’énergie du Bois, qui assure la masse musculaire et l’énergie sexuelle. L’hongre sera ainsi moins musculeux et moins énergique que s’il était entier dans la plupart des cas.
De plus, le Foie est en charge de la montée de l’énergie Yang, il assure donc le côté « en avant », et « avec du sang » du cheval. C’est ce qui peut expliquer d’un point de vue énergétique le côté plus docile du hongre.

3. Les Vaisseaux Conception et Gouverneur.

Ces deux méridiens font partie des « Merveilleux Vaisseaux ». Ils sont considérés en MTC comme des réservoirs d’énergie, Yin pour le premier et Yang pour le second.
Le méridien qui se trouve directement sur le trajet du scrotum est le Vaisseau Conception. Il s’appelle Ren Mai en chinois. Il est unique et parcourt la partie inférieure du cheval, de la mandibule au pubis. Le Vaisseau Gouverneur, quant à lui, est affecté par les tensions myo-fasciales de la zone lombaire. Or, c’est lui qui assure l’harmonie et la montée de l’énergie Yang, qui est aussi l’énergie défensive.

Travail sur la circulation énergétique en shiatsu.

Préparer et accompagner la castration du cheval :

Un confort non négligeable.

Les deux techniques physiologiques et énergétiques que sont l’ostéopathie et le shiatsu présentent un intérêt majeur dans la préparation et l’accompagnement de la castration du cheval.
Le shiatsu permet aussi par son aspect émotionnel, et l’ostéopathie par son travail sur le viscéral, d’apaiser le cheval et de l’aider dans son acceptation, et la gestion de la douleur post-opératoire.(5)
De plus, le suivi biomécanique et locomoteur effectué par l’ostéopathe durant cette période permettra d’identifier les éventuelles restrictions dues à l’opération et d’adapter les exercices en conséquence.



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Remerciement : cet article a été réalisé avec le concours précieux de Charlotte Mazzoni, ostéopathe animalière, qui m’a apporté notamment son éclairage sur les conséquences physiologiques de la castration.
Charlotte consulte en région mâconnaise, et clunisoise, en Saône-et-Loire. Elle s’est spécialisée entre autres, en plus de sa formation d’ostéopathe, à la gestion des mémoires de castration.
Son site internet : https://charlotte-mazzoni.fr/

(1) Mon article de blog sur les besoins sociaux des chevaux : https://sohorseandbalance.fr/jamais-sans-mes-potes-les-3f-en-question/

(2) Une page vétérinaire expliquant bien l’acte chirurgical : https://cliniquedeconques.com/la-castration-chez-les-equides/

(3) Un fascia est une « membrane fibro-élastique qui recouvre ou enveloppe une structure anatomique. Il est composé de tissu conjonctif très riche en fibres de collagène.
 Les fascias, de par leurs propriétés viscoélastiques notamment, jouent un rôle biomécanique essentiel […] Il a également été montré qu’ils sont capables de se contracter et d’avoir une influence sur la dynamique musculaire, et que leur innervation sensitive participait à la proprioception et à la nociception : ils sont plus riches que le muscle en terminaisons nerveuses impliquées dans la sensation de douleur. »
Souce : Wikipédia.

(4) L’implication des fascias dans le mouvement : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22630613/

(5) Un excellent podcast, en anglais, sur la perception de la douleur selon les individus et les enjeux d’une évaluation de celle-ci pour des prises en charges post-opératoires plus ajustées : https://open.spotify.com/episode/7g3YQgFcbQq4MXK4033d5Q?si=2e4d40fcf9cd4a00

L’odorat du cheval, sentir et ressentir

L’odorat est fondamental chez le cheval.

Mantrailing, pistage, détection de drogue … le flair des chiens est reconnu comme un sens majeur, et utilisé.
Or, celui des chevaux est largement sous-estimé. Et pourtant, il reçoit bien des informations de l’environnement sous forme de sons, de vibrations, de mouvements, … et d’odeurs !
Le cheval est extrêmement sensible au moindre changement dans son environnement.
Et cette capacité à recevoir et traiter toutes les informations provenant de ce qui l’entoure est une compétence de survie inestimable.

En outre, cette sensibilité sensorielle et émotionnelle lui permet, dans un environnement suffisamment préservé, de vivre avec ses congénères des relations paisibles et sécurisantes.

Anatomie de l’odorat.

Tout comme la vue, l’odorat est un sens majeur pour le cheval. Il n’y a qu’à regarder la taille des naseaux et leur position pour s’en convaincre.
Grâce à ces naseaux, le cheval peut inhaler une grande quantité d’air, et leur situation de part et d’autre du bout du nez lui permet de localiser plus facilement la source d’une odeur (on parle de « stéréo-olfaction« ).

En outre, son cerveau est doté d’un un bulbe olfactif principal très volumineux.
Le flehmen* permet l’analyse des grosses molécules type phéromones, par l’organe voméronasal (ou organe de Jacobson). Cet organe est quant à lui relié au bulbe olfactif accessoire.(1)
* Retroussement de la lèvre supérieure tout en humant l’air.

En Energétique Traditionnelle Chinoise, l’odorat est le sens lié à l’élément du Métal. Un naseau souple et bien ouvert reflète un Métal équilibré, et une capacité respiratoire optimale.(En effet le cheval ne respire pas par la bouche).
Le cheval possédant plusieurs bulbes olfactifs, l’exposition régulière à une grande vérité d’odeurs participera à la stimulation de ces zones cérébrales. Et donc au développement et à la préservation de ses capacités cognitives.

L’odorat dans le quotidien et les relations sociales.

L’odorat, en association avec les autres sens, joue un grand rôle dans le quotidien du cheval.
En effet, c’est avant tout grâce à l’odeur que le cheval arrive à discriminer les plantes bénéfiques et savoureuses pour lui et à dédaigner les autres. Cela lui permet aussi d’explorer son environnement et de se familiariser avec tout objet ou individu nouveau.

Le flairage mutuel est utilisé à chaque nouvelle rencontre d’un congénère. La mère flaire longuement son nouveau-né juste après la mise-bas afin de pouvoir le reconnaître parmi les autres poulains, notamment pour l’autoriser à téter. Le flairage des crottins permet également de reconnaître le statut social et le sexe d’un congénère. (1)

L’odorat joue aussi un rôle dans la communication. Outre les signaux visuels, très importants, et les signaux sonores, moins utilisés, les signaux olfactifs ont une place significative dans « la reconnaissance mutuelle, c’est-à-dire l’identification précise du partenaire ».
Le cheval, grâce à ce sens olfactif, est en outre « assez sensible aux états émotionnels de ses congénères« (3)

L’odorat dans les stratégies de survie.

Ce sens joue un rôle inné dans la reconnaissance des prédateurs et la fuite.
Cependant, il semblerait que l’odeur du danger ne constitue pas à elle seule une raison de fuir.

Une étude a été menée sur les odeurs des prédateurs …

En effet, lors d’une étude datant de 2008, des chercheurs danois ont exposé des cohortes de poulains de 2 ans (provenant d’un même élevage) à divers stimuli, dont :
1) des odeurs d’urine de loups et de lions,
2) des odeurs de sang de congénères morts et des odeurs prélevées sur de la fourrure de loup,
3) un stimulus auditif (bruit soudain de sac plastique) en présence ou non d’odeur prélevée sur de la fourrure de loup.

…l’odeur est une information mais pas une alerte.

Les auteurs de l’étude concluent que les odeurs de prédateur en soi ne constituent pas une source de stress, mais qu’elles participent à augmenter la vigilance des chevaux.
Et effet, c’est combinées à un facteur déclenchant, comme le bruit soudain de sac plastique, qu’elles ont provoqué l’activation du système sympathique (fight or flight *).

Les expérimentateurs proposent une explication intéressante à ce phénomène : dans la nature, les proies vivant en constante proximité avec les prédateurs. De ce fait, ils économisent leur budget-temps en terme de réaction de défense.
Ils ne réagissent au danger que lorsque les indices de menaces sont suffisamment significatifs; ils consacrent la plupart de leur temps à des occupations essentielles non-liées à l’auto-défense.(2)

* l’activation du système sympathique face à une menace prépare le corps à une réponse rapide, d’attaque ou de fuite selon l’animal et le contexte.

Sentir et ressentir

La perte de l’odorat s’appelle l’anosmie. L’anosmie est responsable de la perte de l’appétit ainsi que de la joie de vivre, et chez les humains c’est un sujet sérieux.
Chez le cheval, les troubles de l’odorat ne sont pas documentés à ma connaissance, sauf en cas de pathologie respiratoire : on peut difficilement faire le lien avec un éventuel abattement émotionnel.

L’énergétique et l’odorat …

En Energétique Chinoise Traditionnelle, la respiration est indispensable au bon fonctionnement du Poumon et du Gros Intestin. Si le méridien du Poumon est affecté par la tristesse, réciproquement, un déséquilibre de ce méridien est à l’origine d’une tristesse chronique, qui ressemble fort à l’abattement émotionnel. Un déséquilibre Gros Intestin, quant à lui, pourra se traduire par une dépression et une incapacité à ressentir du plaisir et de la joie.

… un équilibre à préserver.

Aussi, s’assurer que le cheval ait accès à suffisamment de stimulation olfactive est un gage de joie et d’équilibre émotionnel.
On peut veiller à ce que son environnement accueille la plus grande diversité végétale possible, et également planter des aromates. Au printemps, les arbres fruitiers et autres arbustes produiront des fleurs et des fruits odorants.

Des stimulations olfactives sous forme de jeu (bonbons ou carottes cachées), ainsi que la découverte de nouveaux environnements, avec des animaux ou humains nouveaux (dans un contexte sécurisant, sans mise en danger) stimuleront ses capacités olfactives et de fait, cognitives.

La joie (Feu) est liée à la stimulation sensorielle et cognitive (Shen ou intelligence du cœur). Elle aidera à équilibrer le Métal (le Feu contrôle le Métal), et participera à l’harmonie énergétique globale du cheval.


(1) Léa Lansade, Dans la tête d’un cheval, éd. humenSciences, 2023.

(2) Christensen J.W. et Rundgreen M. Predator odour per se does not frighten domestic horses, Applied Animal Behaviour Science, 2008.

(3) M-A. Leblanc, M-F Bouyssou, F. Chéhu, Cheval, qui es-tu ? L’éthologie du cheval, du comportement naturel à la vie domestique, éd Vigot, 2004.

Bien dans sa peau? Peau du cheval et émotions.

La peau est l’organe le plus étendu et le plus complexe du corps des chevaux : richement irriguée et innervée, elle envoie une multitude d’informations au cerveau, auquel elle est directement reliée.
Chez le cheval, elle est d’une importance capitale, car elle a de multiples fonctions, et il n’est pas rare que les chevaux présente des affections de la peau (DERE, sarcoïdes, verrues, photosensibilité, etc.).

1. Peau et protection

Le premier rôle de la peau du cheval est la protection : elle est sa barrière avec le monde extérieur. Elle le protège des agressions (microbes, chaleur, froid, coups, etc). En shiatsu équin, elle est associée à l’élément du Métal.

Le poil est également en relation avec le Métal.
En effet, le poil protège la peau, notamment des variations de climat. Il participe aussi à l’expérience tactile du cheval, à sa sensibilité, et le protège, physiquement comme émotionnellement.

2. Peau et respiration

En shiatsu, la peau fait également partie du système respiratoire, et favorise les échanges gazeux entre l’extérieur et l’intérieur. Elle est en relation avec l’élément du Métal, et au méridien du Poumon (le Poumon énergétique).
Aussi, elle peut être affectée par l’émotion de la tristesse.

Grâce à la ventilation cutanée, elle assiste ainsi les poumons dans l’assimilation de l’énergie de l’air. Sa qualité (souplesse, élasticité…) dépendent en grande partie de la qualité de la respiration.

Lorsqu’un cheval est « serré » de l’avant, beaucoup sur ses épaules, il aura tendance à être en déséquilibre de l’élément Métal, ce qui pourra se traduire par des problèmes de peau.

3. Peau et contact physique

Grâce à des milliers de capteurs nerveux, la peau permet les ressentis physiques et thermiques. Chez les chevaux, le contact de la peau et du poil entre congénères est fondamental pour l’équilibre émotionnel et physiologique (grooming). Avec sa multitude de muscles peauciers, l’épiderme de votre cheval est extrêmement sensible et se met en mouvement au plus léger contact.

Avec le massage Masterson le praticien utilise la pression de contact minimale : c’est fascinant de voir qu’un cheval réagit avec le contact le plus léger du monde, voire même sans toucher du tout, juste avec le doigt ou la paume à quelques centimètres de sa peau.
À l’opposé, il peut se gratter extrêmement fort et les mordillement lors du grooming entre congénères sont assez appuyés, bien trop pour un humain.

En effet, nos équidés ont la peau bien plus épaisse que la nôtre !

4. Elimination : la peau est un émonctoire

La peau participe au système d’élimination du corps de votre cheval : lorsque les reins, la vessie, les poumons, le gros intestin sont engorgés, c’est elle qui évacue les toxines. On dit que c’est un émonctoire.
Elle assure aussi la thermorégulation, avec la transpiration.
Le poil joue aussi un rôle en s’adaptant aux variations du climat.

Les affections de la peau chez le cheval indiquent donc dans certains cas une saturation de l’organisme. Il est intéressant lors d’affections cutanées persistantes de rééquilibrer le système interne, par de la phytothérapie, mais également au niveau digestif (le Méridien du Gros Intestin est associé à la peau en shiatsu). Un soutien de la flore intestinale est indispensable pour assurer au cheval un équilibre physique et émotionnel.

Les manifestations cutanées peuvent aussi traduire des difficultés à gérer le rapport au monde, et être une manifestation de trop-plein émotionnel.

5. Emotions dans la peau

Chez le cheval, l’élément du Métal est lié à la tristesse mais aussi à l’impuissance acquise.
Le méridien du Gros Intestin est à mettre en relation avec les émotions refoulées, la résignation.
Les chevaux ayant eu une vie de club sont la plupart du temps en déséquilibre de cet élément. On les a niés dans leur individualité et leur droit à exprimer le non. Le Métal est nourri par la considération et le respect des limites.

Un déséquilibre Métal peut se traduire par une distance excessive posée entre soi et les autres de manière « épidermique ». Une affection de la peau peut dans ce cas servir à « repousser les autres ».

Le shiatsu équin a alors une action d’autant plus efficace qu’il agit
– d’une part sur la peau par contact direct (Métal et Feu, par les paumes des mains)
– en permettant d’autre part de rétablir l’équilibre lorsque celui-ci est perdu ou menacé.

6. Limite et individuation

La peau est une barrière protectrice qui matérialise la limite du cheval en tant qu’individu. Une action de toucher même partant « d’un bon sentiment » peut être très intrusive et reçue comme une agression.

Le poil étant lié aussi à l’élément du Métal, il me parait pertinent de se demander dans quelle mesure cela peut affecter un cheval d’être tondu, physiquement et émotionnellement. La peau est nue, et cela représente une vulnérabilité, même si cela amène par ailleurs un confort.
En effet cela touche à une barrière de protection, et c’est d’autant plus impactant que cela lui est imposé : on franchit sa limite, sans son consentement.

On peut alors, lors des périodes où le cheval est tondu, prévenir tout déséquilibre de l’élément Métal par des séances régulières de shiatsu équin.

Le shiatsu : un échange de cœur à corps

Si la peau est reliée à l’élément du Métal, les mains du praticien, quant à elles, agissent aussi avec l’élément du Feu : il y a deux chakras reliés au cœur dans nos paumes.
Or le Feu est le contrôleur du Métal.
Ainsi, le simple fait de toucher le cheval permet d’agir sur l’équilibre de cet élément !

L’action sur les fascias (les membranes entourant les muscles) permet également une libération émotionnelle spectaculaire. En effet, cette enveloppe est un espace de stockage des mémoires.

La peau est également symbole de contact et permet de renouer le contact avec l’humain lors d’une séance de shiatsu équin. (Voir l’article :Trois bienfaits surprenants du shiatsu équin)

Le pansage en conscience

Lorsque vous voulez entrer en contact physique avec votre cheval, ou n’importe quel autre, faites-le avec le plus grand respect. Une étude de l’éthologue Léa Lansade a démontré que le pansage était désagréable pour de nombreux chevaux.

On peut l’expliquer en partie par le fait que malheureusement, pour de nombreux cavaliers, c’est une étape obligatoire, voire une corvée. Elle est destinée à préparer le cheval à être travaillé, sans souci de comment cela est reçu par l’animal ni de sa sensibilité.
Or, c’est un moment qui est d’une importance capitale dans la relation au cheval. Notamment en tant qu’individu sensible qui a droit à de la considération.

Il est fondamental d’être présent et attentif aux réactions de son cheval lorsque l’on agit sur le corps de ce dernier. Et ce, de manière à ne pas lui imposer un contact non consenti.
Pour cela c’est important de connaître les signaux d’inconfort et de confort. En effet, on peut transformer ce moment en une expérience agréable pour lui, et un espace d’échange véritable, source de plaisir.


Jim Masterson, Masser son cheval, Vigot

Un pansage respectueux du bien-être du cheval : https://equipedia.ifce.fr/sante-et-bien-etre-animal/bien-etre-et-comportement-animal/relation-homme-cheval/un-pansage-respectueux-du-bien-etre-du-chevalhttps://equipedia.ifce.fr/sante-et-bien-etre-animal/bien-etre-et-comportement-animal/relation-homme-cheval/un-pansage-respectueux-du-bien-etre-du-cheval

5 raisons inédites pour lesquelles votre cheval adorera le shiatsu

Shiatsu pour chevaux

Le shiatsu équin, un incontournable pour votre cheval

1. Le soin shiatsu est pour lui un moment de relaxation, comme si vous, vous alliez au spa.

C’est un moment rien que pour lui. Et que pour son bien-être.
Il pourra s’exprimer, montrer ce qui lui plaît, ou ce qui le gêne. Donc pas de contrainte (à part le respect de base, bien entendu)…
Il ne s’agit pas de lui imposer mais de lui proposer !
Votre cheval va également libérer des endorphines lors de la séance, et ces endorphines sont des transmetteurs contagieux qui signifient :  » tout va bien les gars relax »!
Ainsi, rester à côté de votre cheval durant la séance va vous permettre d’en profiter aussi, et il se peut que vous terminiez la séance aussi zen que lui !

2. Le shiatsu est un soin énergétique issu d’une tradition éprouvée.

Vous ne connaissez pas le shiatsu et l’approche orientale, vous pensez qu’il « faut y croire » pour que ça fonctionne…
Et bien cela vous permettra de découvrir qu’il n’en n’est rien, grâce au shiatsu équin, car votre cheval n’y croit pas a priori !
Ceci s’explique par le fait que c’est une pratique reconnue au Japon pour ses bienfaits, et qu’elle est issue d’une tradition millénaire d’énergétique chinoise. Elle s’appuie aussi sur des connaissances anatomiques concrètes. La Médecine Traditionnelle Chinoise était un chamanisme complet et puissant, incluant tous les aspects de la vie (spirituel, diététique, physique, psychique, etc.)
Elle a bénéficié de plusieurs siècles de transmission et d’amélioration, reposant sur des bases théoriques solides.

3. Un shiatsu pratiqué régulièrement est gage d’équilibre.

Dans la vie d’un individu, des déséquilibres apparaissent régulièrement au niveau énergétique.
Et c’est tout à fait normal, car c’est juste le signe que l’organisme cherche à s’adapter aux contraintes, donc vivant et adaptable. Ces contraintes sont de deux sortes : externes (climat, mode de vie…) ou internes ( émotions, vide d’énergie…).
Ces déséquilibres sont décelables au niveau de la circulation de l’énergie avant qu’ils n’impactent le corps physique.
Aussi, le shiatsu intervient à ce stade en aidant l’organisme à retrouver et maintenir son équilibre, en restant en forme !

Illustre une séance de shiatsu équin au pré avec une jument en liberté
La séance peut selon la configuration, avoir lieu en liberté.

4. Le shiatsu équin l’aidera à libérer des mémoires négatives.

Dans une vie de cheval, il y a de nombreuses étapes qui peuvent être source de trauma. Naissance, sevrage, embarquement, achats-reventes successifs, débourrage, travail, peuvent être autant d’expériences qui peuvent être mal vécues pour beaucoup d’entre eux. Cela aboutit souvent à des comportements gênants et réactifs de la part du cheval.
Chaque trauma engendre un blocage émotionnel, qui entrave la libre circulation de l’énergie. Aussi, réharmoniser cette dernière entraînera la levée des blocages*, ce qui permettra à la mémoire négative « source » d’être libérée.
Par exemple, si votre cheval a du mal a donner les pieds à cause d’une mémoire liée au maréchal, une séance de shiatsu peut lui permettre de libérer cette association négative et vous permettra de bien mieux vivre les séances de maréchalerie.
Et le cheval s’en trouvera bien mieux dans son corps et dans sa tête !

5. Le toucher shiatsu permet d’avoir accès à son état émotionnel réel.

Si beaucoup de chevaux expriment leurs émotions, il peut subsister une certaine « retenue », certainement utile dans la biologie de l’espèce pour des questions de survie : montrer une faiblesse signifie être une proie plus facile pour les prédateurs.
Du coup, le comportement d’un cheval peut être trompeur, et beaucoup savent « donner le change ».
Le vécu avec l’humain entre aussi pour une grande part dans sa capacité à s’exprimer.
Si vous avez adopté un équidé très placide, il se peut qu’il soit « éteint », résigné, pas exactement lui-même. Il est alors fondamental d’être en capacité d’accueillir les émotions du cheval lors de la séance, et ensuite, car le cheval peut révéler son véritable caractère.
Avec le toucher shiatsu, on interroge le corps en profondeur, ce qui permet de déceler certains aspects émotionnels qui sont difficiles à identifier dans les attitudes **.
C’est « le corps qui parle » !

**Il est indéniable que ces aspects peuvent être détectés autrement, et ils le sont la plupart du temps par des hommes et femmes de chevaux accoutumés à la lecture des équidés. Ils sont également ressentis intuitivement par les propriétaires même si ceux-ci ne savent pas toujours mettre des mots dessus. Ainsi il s’agit simplement d’une grille de lecture différente et complémentaire. L’intérêt ici sera de pouvoir procéder à un rééquilibrage énergétique au moyen du shiatsu.

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